Essayons un truc. Pendant quelques minutes, on met de côté le “ce n’est pas possible”, le “ça va créer des problèmes” et le “on a toujours fait comme ça”.
Et on se pose une vraie question : à quoi ressemblerait une ville réellement pensée pour les chiens… et donc pour les humains qui vivent avec eux ? Pas une utopie de dog parents. Juste une ville qui regarde la réalité en face.
C’est exactement ce que propose le Livre Blanc publié par PAR.C.C. – Paris Condition Canine : arrêter de bricoler à la marge et commencer à organiser les usages de façon globale, cohérente et assumée.
Une ville où les règles sont claires (et arrêtent de changer tous les 200 mètres)
Première chose : la lisibilité. Aujourd’hui, vivre en ville avec un chien, c’est souvent une partie de Tetris réglementaire.
Un parc oui, l’autre non. Ce square interdit, sauf en laisse, sauf le matin, sauf si… bref.
Une ville pensée pour les chiens, ce serait une ville où l’accès est autorisé par principe, et non interdit par défaut.
Les exceptions existent, bien sûr — biodiversité sensible, sécurité, espaces spécifiques — mais elles sont expliquées, justifiées, compréhensibles.
Résultat : moins de tensions, moins de conflits, moins d’incompréhensions. Et une cohabitation beaucoup plus sereine.
Une ville qui offre de vrais espaces de liberté (pas juste des miettes)
PAR.C.C le rappelle : les espaces canins sont un outil, pas une solution miracle. Mais bien pensés, bien répartis, bien entretenus, ils changent tout. Une ville vraiment pensée pour les chiens, ce n’est pas un seul caniparc excentré et impraticable par temps de pluie. C’est une zone de liberté par quartier, adaptée à sa configuration : espaces clos, zones partagées ET horaires dédiés Des lieux identifiés, accessibles, sécurisés, qui permettent aux chiens d’exprimer leurs besoins… sans envahir ceux des autres.
Une mobilité fluide (sans gymnastique mentale)
Autre point clé : les déplacements. Aujourd’hui encore, l’accès des chiens aux transports est morcelé, incohérent, parfois franchement absurde. Métro oui, bus non. Petit chien porté oui, grand chien invisible non. Une ville pensée pour les chiens, ce serait une règle simple et harmonisée. Pas forcément permissive à l’extrême, mais claire, stable, applicable partout. Parce que se déplacer avec son chien ne devrait pas être un privilège réservé à ceux qui ont une voiture ou un sac XXL.
Une ville qui accompagne au lieu d’interdire
Ce que défend PAR.C.C. dans son Livre Blanc, c’est un changement de posture. Passer d’une logique d’interdiction à une logique d’accompagnement. Ça veut dire : une signalétique positive et lisible, de la pédagogie plutôt que de la sanction systématique, des agents formés à la médiation et des campagnes d’information adaptées aux usages réels En clair : faire confiance aux habitants, tout en posant un cadre.
Spoiler : une ville pensée pour les chiens est une ville plus agréable pour tous
C’est peut-être le point le plus intéressant. Penser la ville pour les chiens, ce n’est pas faire passer leurs besoins avant ceux des autres. C’est mieux organiser l’espace public. Plus de lisibilité. Moins de conflits. Des usages mieux répartis. Une ville plus fluide, plus apaisée, plus vivable.
Finalement, la question n’est pas vraiment “est-ce qu’on peut penser la ville pour les chiens ?”. Mais plutôt : comment a-t-on pu penser la ville aussi longtemps sans eux ?
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