Pour mieux comprendre la relation entre les chiens et la ville (notre sujet préféré) on s'est appuyé sur l'incroyable travail réalisé par PAR.C.C. – Paris Condition Canine, une union de collectifs et d’associations engagés depuis plus de dix ans pour mieux intégrer les chiens dans la ville, les usages et les politiques publiques ; un travail de fond qui fait écho à ce qu’on observe chaque jour chez Lump, sur le terrain, entre lieux dog friendly, trottoirs partagés et réalités urbaines vécues par les humains et leurs chiens.
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On le voit partout. Sur les vitrines, les sites d’hôtels, les bios Instagram de cafés. Dog-friendly. Un mot doux, rassurant, presque marketing. Mais soyons honnêtes deux minutes : être dog-friendly ne veut pas dire être une ville dog friendly. Et les chiffres le confirment.
Selon un sondage national mené fin 2025 et publié dans le Livre Blanc de PAR.C.C. – Paris Condition Canine : 74 % des Français estiment que la place accordée aux chiens en ville est insuffisante et 96 % pensent que les collectivités locales devraient s’impliquer davantage
Oui, 96 %. Et non, ce ne sont pas “juste les dog parents”.
Alors où est le décalage ? Dans les faits, le dog-friendly se limite souvent à une tolérance ponctuelle :
un chien accepté sous une table
– une gamelle à l’entrée
– un sourire (parfois un peu crispé)
C’est sympa. Mais ça ne change pas le quotidien. Une ville dog friendly, ce n’est pas une ville qui tolère les chiens. C’est une ville qui les intègre dans ses usages, ses règles et ses aménagements.
Or aujourd’hui, comme le souligne le Livre Blanc de PAR.C.C., les règles sont floues, fragmentées, parfois contradictoires. Un parc autorisé ici, interdit là. Des pratiques différentes selon les quartiers. Résultat : les humains bricolent, contournent, s’adaptent… et s’épuisent.
Ce que montrent les chiffres de PAR.C.C., c’est clair le problème n’est pas l’acceptabilité sociale mais le vrai frein, c’est l’absence de vision politique cohérente et assumée
Tant qu’on confondra hospitalité ponctuelle et politique urbaine, le dog-friendly restera un joli mot. Et la ville, un terrain d’improvisation permanente.
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