Chez Lump, on aime les humains... mais surtout ceux qui savent parler chien couramment.
Alors quand on a eu la chance d'interviewer Sarah Jeannin, docteure en éthologie et fondatrice d’Animal University et du Congrès Pet Revolution (oui, rien que ça), on a tendu l’oreille comme un berger allemand en alerte.
Résultat ? Un concentré d’infos ultra précieuses pour comprendre ce que nos poilus essaient de nous dire tous les jours (spoiler : ça ne passe pas uniquement par des "wouf").
Une langue bien pendue (et pas que !)
Sarah nous explique que nos chiens sont des champions de la communication multimodale. En clair : ils utilisent tout ce qu’ils ont sous la patte pour s’exprimer. Leurs yeux, leur queue, leur voix, leur odeur (glamour bonjour), et bien sûr, leur célèbre museau.
Oui, s’ils viennent vous renifler les fesses, ce n’est pas par perversion canine. C’est juste… un “bonjour” très informatif. Un peu comme un CV olfactif en 2 sniffs.
Le grand mythe de la queue qui remue

Alors non, un chien qui remue la queue n’est pas forcément content. (On sait, vous venez peut-être de revoir toute votre vie en 2 secondes.)
Sarah démonte le cliché :
- La position de la queue dépend déjà de sa race (un husky la porte haut, un lévrier bas).
- Ensuite, le mouvement peut indiquer un état d’éveil élevé. Mais pas forcément positif : il peut être surexcité, stressé… ou sur le point de vous grogner dessus parce que vous approchez de son os préféré.
Morale de l’histoire : une queue qui bouge ne veut rien dire toute seule. Il faut regarder tout le chien ainsi que le contexte.
Les yeux dans les yeux… ou pas
Fun fact (ou plutôt survival tip) : chez les chiens, se fixer droit dans les yeux = menace. Donc si vous croisez un toutou inconnu, évitez le concours de regards. Ce n’est ni un crush ni un duel de western, d’accord ?

→ Et si vous voyez le blanc de son œil ? Mauvais signe. C’est souvent qu’il est stressé, apeuré ou mal à l’aise.
→ Des pupilles très dilatées ? Pas juste parce qu’il mate une croquette appétissante : c’est un signe de vigilance extrême, et ça peut dire "je suis trop excité" ou "je flippe grave". À vous de voir ce qu’il se passe autour.
Oreilles en l’air, oreilles en arrière
On ne le dira jamais assez : les oreilles parlent ! Mais c’est subtil. Oreilles en arrière ? Il a peut-être peur… Ou il adore vos gratouilles. Encore une fois, tout est question de contexte (oui, encore lui).
Gueule ouverte = zenitude ?
Un chien détendu aura la gueule ouverte, la langue qui pendouille (le combo détente ultime).
Mais attention : s’il la referme d’un coup, rétracte les babines et montre les crocs… Stoppez tout ! C’est son “non merci”, son “laisse-moi tranquille”, son “j’ai pas envie d’un câlin là”. Et un grognement, ce n’est pas un caprice, c’est une phrase entière dans son langage : il vous met une limite. Et un chien qui pose une limite, c’est un chien équilibré. Surtout : ne le punissez pas de parler.
En résumé ? Apprenez le “chien” !
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Tout est dit. Pour comprendre son chien, il faut tout observer, pas juste sa queue ou ses oreilles.
C’est une langue complète qu’on apprend en vivant avec eux, en les respectant, et surtout… en arrêtant de penser qu’ils sont des peluches qui doivent toujours être de bonne humeur.
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Alors, prêt à devenir bilingue “humain-chien” ?
Parce que si vous savez écouter, votre chien vous parle tous les jours.
Merci à Sarah Jeannin pour cette masterclass en doguistique.